Page 1 Où et comment commence notre singulière histoire…

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Samedi matin 11 heure. Température 5 degrés. Précipitations 30 pour cent. Vent 10 km/heure. Prévisions pour la journée : petite pluie.

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C’est au rayon des câbles, cordes et chaînes du magasin de bricolage de la banlieue de sa ville que notre cousin Sébastien avait jeté son dévolu. Ce vaste point de vente près de chez lui proposait sous une même charpente apparente des services et des produits multiples : décoration, plomberie sanitaire, jardin, électricité, bois, quincaillerie, revêtements des murs et sols, mais encore outillage, décoration et aménagement de la maison. Notre personnage possédait  sous les yeux les légères bouffissures que connaissent un certain nombre d’hommes à l’approche de la quarantaine et dûes probablement à un manque de sommeil ou à une fatigue excessive. D’allure  plutôt  élégante, il arborait un visage sympathique mais triste. Il portait ce matin-là  ses cheveux bruns en bataille faute d’avoir pris le temps de les peigner correctement. Sa barbe de trois jours trahissait non pas un effet de style, mais le peu d’attention qu’il avait porté à son apparence ces derniers jours. C’était le week end aussi n’avait-il pas enviflé son costume habituel de travail mais un simple blue jean et un polo bleu. Sébastien était venu ici car il devait s’acquitter du devoir de trouver une corde complaisante et bien vaillante pour mettre son projet trouble à exécution. Le jour et le moment pressentis où il passerait à l’action approchaient à grand pas : Lundi matin. Le

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Samedi s’affichant sur le calendrier, il resterait le lendemain pour vivre une dernière journée dominicale avec ses enfants et sa compagne. Ensuite il était déterminé à dire adieu à la vie et à tirer sa révérence. Il traversait sa vie depuis un temps interminable avec cette peur terriblement angoissante. Les molécules prescrites par son médecin le calmaient un peu, mais la souffrance morale revenait régulièrement par vague et le décomposait. Il n’existait plus de moment de repos pour lui. Il élucubrait bien trop de soucis pour lui, pour ses proches, pour l’avenir et pour la terre entière. Il pensait d’ailleurs ne plus devoir bénéficier d’un quelconque avenir : la vérité s’étalerait bientôt aux yeux de tous. Le bonheur qu’il avait tenté d’aménager pas à pas depuis la fin de ses études allait indéniablement s’écrouler. Le monde des affaires dans les assurances était acrobatique et ne tolérait aucun faux pas. Pour nourrir l’entreprise de courtage qu’il avait voulu créer, il avait pris des risques en puisant allégrement dans la clientéle de la Mutuelle dont il avait été directeur commercial précedemment. Il avait eu cependant bonne conscience dans ses agissements puisqu’il proposait systématiquement à ses recrues orientées des meilleurs garanties d’assurance pour un prix moindre. Il se sentait même un peu une sorte de Robin des bois des temps

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modernes même si sa manoeuvre s’avérait particulièrement lucrative. Il avait toujours révé d’être profession libérale pour n’avoir de comptes à rendre qu’à lui-même. La réalité l’avait rattrapé, la Mutuelle en découvrant ce détournement avait saisi sans état d’âme et sans délai la brigade financière. Il avait déjà passé 48 heures en garde à vue et savait que les arguments qu’il avait présenté, pour se justifier n’avaient aucune chance de prosperer. Il avait mené grand train de vie offrant à sa famille le prestige dont il avait révé adolescent. Sa maman, qui avait eu sept garçons, le voyait comme celui particulièrement doué en affaires et en était très fier. Les fêtes familiales se déroulaient depuis sa réussite au chateau qu’il avait pris soin d’acheter pour loger les cinq enfants qu’il avait adopté. Il avait veillé à donner à cette grande bâtisse du 19 eme siècle l’éclat nécessaire. Son dernier achat concernait deux énormes statues encadrant l’entrée du domaine. Cette envie très coûteuse lui était venu de sa grand mère dont la famille avait possédé un chateau de la région. Il s’était ainsi donné la mission de redorer le blason de la famille. Il n’avait pas eu l’opportunité de s’offrir le chateau familial, mais avauit trouvé son équivalent à quelques dizaine de kilométres. Dans son entourage, les réactions étaient différentes selon la place tenue dans la famille.

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Il y avait de la fierté pour les uns ou de la jalousie pour les autres. Aucun n’était indifférent. Sébastien savait que toutes les pierres de son domaine étaient à présent en sursis et qu’un huisier viendrait un jour peu lointoin saisir l’ensemble du domaine. Il fallait maintenant payer l’addition. Il s’avait qu’il s’était volontairement caché la vérité tant qu’il avait pu. Il ne pouvait plus. Son avocat ne lui avait laissé aucun espoir. Il faudrait rendre l’argent et une peine de prison ferme de quelques années semblaients ineluctable. La chute vertigineuse de son entreprise d’assurances emporterait dans sa chute toute sa famille. Il avait décidé de s’en aller : hors de question que sa mére, sa femme, ses enfants, ses frères découvrent la vérité. De plus, s’il ne faisait rien, au déshonneur, il faudra ajouter la misère. Il continuait à paraître de bonne humeur en public en tant que chef de groupe de scoutisme qu’il animait, mais il ne croyait plus depuis déjà bien longtemps à l’amour de l ‘église de son enfance. Des fois, l’angoisse se manifestait de manière tellement forte qu’il ne savait plus qu’une seule chose : il souffrait et voulait que ça cesse. Ainsi en avait-t’il décidé : il se pendrait Lundi matin au sein de ses bureaux professionnels. II avait fait le choix du lieu afin d’éviter à sa femme de faire la sombre découverte mais aussi dicté par la nécessité d’une mise en scène

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indispensable : il comptait faire passer son futur suicide en acte involontaire lié au travail. Se pendre était la bonne solution : il cesserait ainsi de souffrir de l’absurdité de la vie et permettrait à sa famille d’avoir un avenir financier confortable grâce aux contrats d’assurances souscrits. Cette future mane financière était la seule félicité qu’il pouvait apprécier dans son prochain geste. Il était confiant dans cette manoeuvre, puisqu’étant un professionnel de l’assurance, il savait exactement comment faire. Il aurait aimé laisser une lettre explicative à sa femme afin de partir avec un certain panache et trouver les mots qui consoleraient un peu ceux qui restent. La vie ne lui laissait malheureusement pas le choix : pour que l’assureur soit tenu de verser le capital souscrit, son suicide ne devait pas apparaitre comme un suicide volontaire et conscient. Il avait pris soin de se faire suivre par un psychiatre et préscrire des médicaments. Il laisserait un courrier avec un contenu délirant de sorte qu’il sera conclu qu’il n’avait plus toute sa conscience… Il savait que les médecins experts de l’assureur qui étudieraient son dossier ne sauraient pas quoi dire. Le médecin conseil en ce domaine de l’assureur s’était d’ailleurs lui meme pendu entre deux consultations. Il ne manquerait pas dans le courrier d’accuser sa hiérarchie de harcellement

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afin de lui faire payer son manque d’humanisme. C’est alors qu’il était perdu dans ses pensées, tout en cherchant le rayon des cordes, qu’il entendit derrière lui une voix aimable lui déclarer : ” Monsieur, je peux vous être utile ? “. Sébastien se retourna et découvrit une longue barbe rousse portant la fameuse tenue poncive obligatoire, gilet bleu et jaune, du magasin de bricolage et dont la direction assurait l’entretien. Le vendeur portait au visage un duvet impérial de couleur feu qui ne pouvait pas laisser indifférent. A part cette barbe, celui-ci avait le physique type attendu dans une telle enseigne et Sébastien comprit immédiatement qu’il pourrait le renseigner. Propre sur lui, un beau sourire, une voix agréable. ” Vous avez besoin de quel article ?”. La voix était chaleureuse. Elle faisait partie de ces voix charismatiques qui dégage une aura telle qu’on a envie de les écouter. Sébastien, rassuré par cette empathie, décida d’entrer dans la discussion. Emoustillé par ce contact non prévu, il s’étonna même de retrouver l’espace de cet instant son humour légendaire. D’un trait cynique il s’adressa à son nouvel interlocuteur : ” Vous arrivez à point nommé car j’aurai besoin de conseils pour le choix d’une bonne corde pour me pendre !” Le vendeur sans avoir l’air déstabilisé lui répondit : ” Vous ne pouviez pas mieux tomber, je suis LE

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spécialiste de la corde. Corde à sauter, corde à l’arc, corde à piano, corde à linge, corde à escalade, corde à pendaison, tout type de cordes ! “. Le ton employé, à la fois chaleureux et amusant eut le don de sortir sébastien quelques instants de ses pensées suicidaires. Il éprouva quelques instants de bien-être aussi décida-t’il de poursuivre la conversation : ” et que me conseillez vous ? Je me demandais si la corde ne devait pas être lisse pour que le noeud glisse bien ? “. Sébastien se surprit à profiter de l’occasion pour demander de vrais conseils pour se rassurer sur les questions qu’il se posait sur le bon fonctionnement de son outil de disparition. Le vendeur de corde lui donna la réplique : ” Vous posez une excellente question : je veux une corde qui grippe, une corde qui glisse, une corde qui rape ? C’est important selon l’usage qu’on a à faire de la corde. Peu de gens se posent cette question.” Manifestement l’employé de la grande surface faisait en sorte que la conversation parraisse tout à fait normale malgré le sujet digne d’une toile du courrant surréaliste. Assez curieusement Sebastien trouva que le vendeur n’avait pas l’air de se gausser de lui. Celui-ci poursuivit : ” Je suis le vendeur spécialiste des cordes et, c’est votre jour de chance, je suis le plus Zen des vendeurs de cordes.” “Le plus Zen ?” dit Sébastien: ” C’est de vous

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dont j’aurai besoin, pas d’une corde. Vous n’auriez pas un vendeur de corde en stock à vendre plutôt ? ” ” Non, pas à vendre, mais je peux vous faire une proposition si vous voulez : vous m’accompagnez ces prochains jours dans mon road trip en France et je vous montrerai comment devenir Zen. ” riposta le cordiste. ” Mais ne nous égarrons pas : trouvons d’abord la corde dont vous avez besoin. Suivez moi, allons dans le rayon cordes si vous voulez bien. Il est juste derriere. ” Sébastien suivit docilement le vendeur un peu etonné par la conversation qu’il venait d’avoir. Un autre vendeur les croisa. Il s’adressa à la barbe rousse en ces termes : ” alors Monsieur le Cordier, ca roule les cables ? ” puis s’adressa à Sébastien ” ne l’écoutez pas, il dit qu’il est spécialiste des cordes mais il ne réussit jamais à en vendre une à quelqu’un ! Pas une corde, pas un mètre , même pas quelques centimétres ! ” Le vendeur à la barbe Rousse lui demanda de s’occuper de ses clous. Les deux vendeurs avaient certainement l’habitude de s’invectiver gentiment et inutilement lorsqu’ ils se croisaient dans le magasin. Maniere à eux de se montrer qu’ils s’appreciaient, maniere aussi à eux de detendre leur atmosphere. Porbablement que son confrére s’occupait du rayon quoinquallerie, pensa aussi logiquement Sebastien. Il trouvait

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qu’il regnait une bonne amnbiance de travail dans cet enetrepot . Il trouvait que ca cahngeait des ambiances lourdes et suspicieuse qu’il avait connu sur les plateaux des compagnies d’Assurances plus jeune… Le coupla avait porusuvi son chemin et ils arrivaient dans le rayon des cordes , chaines et cables du magasin. Une grande affiche publiciatire y indeiquer une reduction de 10 pour cent des achat avec la carte de fidélité. ” Nous y voilà ! Je vais vous trouver votre bonheur, ” dit le vendeur a Sébastien. ” je vous parlais donc d’ un service, vous voulez bien ?” continua t’il en se dirigeant vers un rotor autour duquel etait entourée une corde de couleur verte. ” tenez regardez moi cette qualité ” Joignant la parole et le geste il tira sur le rouleau de maniere à ce que Sébastien puisse saisir la corde. Ce dernier tatant la marchandise poursuivi la conversation : “effectivement ca me semble pas mal du tout. C’est lisse, ca glisse, ca a l’air costaud. Un road trip, un voyage ?vous dites ? ” ” Je dois cette semaine apporter un chargement d’outillages pour des deserhités dont je m’occupe. C’est aussi l’occasion de prendre du temps pour voyager et aller voir quelques personnes importantes dans ma vie. N’ayez pas peur, accompagnez moi, vous verrez ca va vous détendre et je vais vous montrer comment être Zen. Ca ne vous dirait pas ?

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Vous n’aurez rien à perdre et moi ca me fera de al compagnie pour le voyage. Comme ca vous vous rendriez compte pourquoi on dit de moi que je suis le plus Zen… Et si vous etes sage je vous apprendrais meme à le devenir ! ” ” Zen , Moi ? Ce serait un vrai miracle …” s’exclama Sébastien. Sébastien ne put s ’empecher de lui répondre : ” A votre service : vous me renseignez sur les cordes et moi je vous rends service en vous donnant ce coup de main. ” ” A la bonne heure” s’exclama le vendeur. 3 vous êtes l’homme providentiel ! ” Vous sauvez ainsi de la famine mes petits protégés. ” . Sébastien fut le premier surpris de cette tournure capillotractée des événéments : alors qu’il faisait les préparatifs pour son terrible destin, le voilà qui envisageait de remttre à plus tard celui-ci pour rendre service à un total inconnu. ¨Cela semblait invraisemblable mais c’est pourtant ce qui se passait dans sa tête. Dans un roman jamais ce serait passé ainsi pensa t’il , mais nous étions dans la vraie vie et la vraie vie est toujours remplie de faits déroutants. Peut être s’agissait t il d’une derniere resurgence de la force de vie en lui , pensa t’il. Il faut bien l’avouer le vendeur de corde etait assez déconcertant et meme selblait cacher un mystere. Et puis peut-être que n’ayant rien à perdre , s ‘cocroyer une semaine supplémentaire de vie c’était peut etre une bonne idée

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avant de tirer sa révérence. Au moins la terre se souviendrait de lui en positif sur quelque chose. Quoiqu’il en soit en tous les cas, dans la téte de séabstien la décision fût prise le temps d ‘un éclair de pensée :.” Entendu , je veux bien vous rendre ce service. Je vous accompagne. En revanche , je vais bien acheter la Corde , j’ en voudrais 4 mêtres de la corde verte “. Les deux intirguants arriverent au raoyon des cordes. Très professionnel, le vendeur de corde proposa à sébastein de prendre 5 metres d’une bonne corde de couleur verte. ” Je vous présente la rolls des rolls, une corde de haute précision : une corde en polypropylène torsadée, 10 millimetres de diamétre, 7, 5 mêtres de longueur ” je vous suggere cette corde. Robuste et resistante et polyvalente, lisse exactement à souhait, point trop n’ en faut elle vous fera un bon usage. Personne n’est revenu ici s’en plaindre. En plus elle est de couleur verte, couleur de l’esperance comme chacun sait. ” Alliant le geste et la parole il remlis à Sébastien l’objet. ” et n’oublier pas notre petit ticket pour passer en caisse dit il en lui tendant. ” Sébastien conclu l’entretien d’un poli merci et se surpris à demandeer au vendeur : ” et pour notre service, vous passsez me cherchez demain à quelle heure ? je vous donne mon adresse ? ” Ils convenirent que le départ aurait lieu le dimanjche matin à 7h00 devant

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l’arret de bus de la rue où habitait Sébastien. le vendeur s’éloigna pretextant un inventaire à faire et Sébastien resta là quelques instants avec dans une main la corde et d’ans l’autre le ticket , ouis se dirigea vers les caisses du magasin. Les gens conituaient à vaquer à leurs occupations. Personne ne semblait avoir conscience de ce qui venait de se jouer auprès d’eux. Sébastien se sentit comme soulagé. Etait-ce ce surcis inespéré tombé du ciel ? sebastien dit qu il ne sait pas pourquoi il l a suivi.. Il demande au vendeur pourquoi il est charismatique . Si tel est le cas, peut etre parceque ma philosophie m’oblige à être authentique. Autrement dit à ne pas me mentir et à ne pas mentir aux autres du coup. Mon être à force de méditation exprime la même chose. Votre instinct sent ces choses là. Nos âmes sont très sensbles à l’honnetét d ‘une autre ame ou pas. C’est prétentieux, mais je le dis Les personnes charismatiques ont une autre particularité : elles sont authentiques. Autrement dit, elles ne mentent pas. Tout dans leur être exprime la même chose. C’est ce que les psychologues appellent la congruence. Les paroles disent quelque chose, et le langage corporel le confirme. En plus d’être congruent, le charismatique est un individu emphatique. Cette empathie lui permet de savoir ce que les autres veulent entendre, et ainsi de leur dire les mots qu’il faut. Cette empathie, il la doit à une très grande intelligence émotionnelle. On n’aurait pas envie de suivre une personne dénuée de sentiments, tandis qu’une personne capable de ressentis humains, comme nous, nous inspire confiance. Il n’en sut rien et son quotidien précaire repris vite le dessus : Bientôt midi, il s’était engagé à aller chercher ses enfants à la sortie de l’école, il ne devait donc plus trainer.

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Samedi soir 24 h 45. Nuit mouillée et pluie noire.

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Cher journal,

J’avais prévu il y a une semaine de ne plus jamais me confier à toi. Je t’avais définitivement enterré dans un bocal étanche au fond du jardin prés de la statue de Saint martin, mais je me suis ravisé : j’ai fait une drôle de rencontre aujourd’hui et le projet que je t’ai confié est remis d’un semaine. Ce soir je suis fatigué et je n’ai pas envie de me justifier du pourquoi du comment. J’ai suivi mon instinc et je trouve que c’est suffisant. En revanche Amélia m’a posé une curieuse question dans la voiture en rentrant de l’école. Elle m’a demandé : Papa ; est-ce que tu te trouves intelligent ? Suis-je intelligent ? Je me sens à la fois très intelligent et à la fois très stupide…L’école ne m’a pas ménagé : ses notes et les carnets ont définie au début que j’étais un féneant qui ne travaillait pas… Au fur et à mesure, elles ont définie de maniere irremediables que je ne faisais pas partie des gens tres intelligents : or de question que je sois médecin, avocat ou professeurs… Les adultes se faisaient parrait -il beaucoup de soucis pour moi…Je pense avoir été classé par le systeme comme quelqu’un de passable… C”est d’ailleurs la note que j’ai eu au bac…

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Pour ma defense, j’aurai aimé etre bon à l ‘école, mais je n’y arrivais pas ! Il est vrai que je n’avais aucun interet pour les matieres proposées. Moi les matieres qui me plaisaient n’existaient pas : monter un cabane dans la foret, aider la petit grand mere qui avait du mal à porter ses courses, faire un feu de bois dans le jardin, jouer à essayer de dresser le chien du voisin,. J’étais aussi particulierement doué pour partir en vacances au bord de la mer et pour faire du bateau gonflable. J’ai monté un bon bussiness en utilisant les régles coimme je pouvais. j’ai echoué.. Il faut croire que je ne suis donc pas intelligent… Pourtant je remarque que les gens à proeblemes s’adressent tous à moi : j’ai le sens de la communication. Je suis peut etre un crétin sans le savoir….

à la caisse on lui porpose un cartde fidélité et les avantages qui vont avec

le passage à la caisse et l esperance de la carte bleue qui passe. Prix de la corde, pas cher pour une mort efficace.

sébastien rejoignant son vehicule haute gamme trop cher echeance bidon

Page 18 Quand on se retrouve en voyage alors qu’on devait mettre mettre fin à ses jours

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Dimance matin 6 heure Prévisions pour la journée : Crachin et brouillard. Nombreuses averses.

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La nuit fut laborieuse et ombrageuse. Sébastien s’était encore égaré dans son mauvais rêve devenu habituel : il était dans un avion, celui-ci avait une panne mécanique, il savait qu’il devait rejoindre la soute arrière, enfiler son parachute, déverrouiller manuellement l’ouverture de la porte grâce à une poignée située celle-ci, et enfin sauter dans le vide. Mais jamais il n’arrivait à sauter dans le vide : soit le parachute devenait invraisemblable à enfiler, soit la porte, butée, refusait de s’ouvrir. Il se réveillait alors en sueur avant que l’aéroplane ne heurte violement le sol. Il mit quelques instants à retrouver ses esprits, à passer du réve à la réalité moins oppressante. Allongé dans son lit , il s’efforcait que sa compagne allongée à côté de lui ne percoive ses difficultés. Il tenait à donner l’image qu’il lui avait toujours donné, et qu’il pensait qu’elle attendait, celle d’un homme fort, drôle, plein d’assurance et protecteur. Il se surprit à avoir un peu de motivation pour commençer cette journée. Il se souvint immédiatement de sa rencontre de la veille et du sursis qu’elle lui octroyait. Rapidement son cerveau fût envahi cependant de ses idées noires devenues coutûmières et avant d’être noyé dans son cercle vicieux émotionnel, il avala rapidement sa dose matinale de médicaments qui lui permettait de pouvoir affronter la journée. Il

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remerciait le médecin qui l’avait convaincu de prendre sans crainte ces petites gellules. Sans lui donner le bonheur attendu, elles lui permettaient cependant d’éviter ses sacrées crises d’angoisse et de retrouver parfois un peu de sérénité. Il pensa qu’il fût un temps où comme les autres il ne comprennait pas les gens qui se suicidaient, tellement l’acte semblait contraire au bon sens de vie que nous avons en nous. Quel courage, quelle inconscience pour en arriver à se donner la mort ! Il constatait qu’à présent il comprennait ces gens là, puisque lui même avait décidé de passer à lacte. Il ne s’agissait pas d’une poussée d’envie délirante; Il avait reflechi et prémédité son acte. Il s’était même senti appaisé depuis qu’il avait vraiment pris cette décision définitive. Il n’avait plus peur de la mort, tout juste avait-il encore quelque aprehensions du moment où la corde se serrerait sur son cou. Allait-il souffrir ? Mais l’idée ne l’effrayait plus. Il ne savait pas se l’expliquer mais il allait passer à l’acte et ainsi tout rentrerait dans l’ordre et dans la paix. Il avait pensé un temps emporter dans sa disparition l’ensemble de sa famille. Est-ce que ca n’aurait pas été leur rendre ce service que de partir de cette vie cruelle et de leur éviter ainsi des souffrances inutiles ? Mais il s’était ravisé : il avait trouvé ca plus juste et raisonnable de partir en faisant un bon

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geste permettant à sa famille de peut etre avoir un certain bonheur : avec l’argent qu’elle toucherait grace aux contrats souscrit sur sa tete, elle devrait pouvoir vivre quelques années à l’abri des difficultés de la vie. Il regarda sa femme : il n’avait rien à lui reprocher. Elle avait été une bonne épouse. Elle n’avait pas pu lui donner d’enfants mais ils avaient décidé tous les deux d’adopter et elle s’occupait parfaitement de ceux ci. Elle l’aimait manifestement beaucoup, trop peut etre. Elle le voyait plus fort, plus beau plus homme qu’l n’était vraiment. Il se fit la reflexion que c’atait sanss regret qu’il la quitterait bientot. ca ne l interessait plus. Seule comptait ce prochain soulagement. Il lui était égale de savoir q i’l etait egoiste ou pas. Il avait passé le cap de ses considerations d’état d’ame de personne bien portante. Ce qu’il souhaitait c’est ne plus souffrir et partir sans que ses faiblesses ne se voient. Il se leva sans faire de bruit et rejoins la cuisine pour se faire un café. Il avait pris le temps la veille d’expliquer à son épouse et à ses enfants qu’il partait une semaine pour son travail, qu’ils ne s inquietent pas et qu’un confrere passait le chercher. Il avait expliqué la possibilité d’une juteuse affaire d’assurances de toute une communauté. La réalité etait tres différente : il avait toute les peines du monde à faire marcher son cabinet d’assurances. Il

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puisait depuis des années dans l’argent des cotistations pour compenser son manque de revenus et la compagnie d’assurances avaient pris des decisions fermes et defintives pour stopper l’agence et les comptes. La descente des inspecteurs de la compagnie aurait lieu le mois prochain. Il risquait de manière certaine la faillite et la rue et de manière incertaine mais réelle la prison….C’était certainement là la cause de son mal être ou plus exactement il preferait penser que la cause de son mal être était là. Cela lui permettait de ne pas voir d’autres eventuelles faiblesses et lui permettait aussi de trouver un coupable : cette sociéte impitayable qui brise l’etre humain sur l autel du benefice. Quoiqu’il en soit il avait menait grand train de vie et tout le monde dans son entourage etait persuadé qu’il etait tres doué en affaire. Le petit chateau qu’il s’etait offert n’en etait il pas la demonstration ? Il s’apretait donc à partir une semaine dans un mensonge, mais ce coup ci le mensonge etait pour une bonne cause. Du coup son mensonge ne lui pesa pas. Il était pertubé, avait des angoisses mais il avait retrouvé provisoirement un peu de sérénité. Il restait femrement attaché à la decision d’en finir dans une semaine et s’offrait une derniere semaine de repis avan ke grand saut. Sébastien referma la porte derriere lui en prenant bien soin de ne pas la claquer

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puis se dirigea vers l’abribus situé au bout de sa rue, lieu du rendez vous convenu. Il était 7 heure moins dix, il serait à l heure. Une publicité ventait les mérites d’une crême pour conserver une peau élastique. Sébastien s’assit dans l’abri bus. Une legere pluie finie tombait. Sébastien vit arriver un fourgon qui se stoppa juste devant l’abirbus. Quelle fut sa surprise de découvrir que le conducteur etait le vendeur de corde. Il imaginait un trente cinq tonnes avec un gros chargement et c’était un vechicule de taille modeste et equipé pour dormir et manger qui arrivait . Le véhicule arriva jsuq ‘au niveau de Sébastien. Le vendeur de corde, au volant, fit signe à sébastien de monter. Sébastien ouvrit la porte et ponta dan sle véhicule. Il déposa derriere le sac qu’il avait pris soin d’emporter. Alors qu’il attachait sa ceinture de séciruté il fut surpris de découvrir que le vendeur de corde était habillé en tenue de Bouddhiste. Sébastien le salua et lui dit: “je comprends mieux pourquoi vous êtes le plus zen des vendeurs de cordes ! “. Je ne suis pas un spécisaliste, mais vous n’êtes pas que vendeurs de corde, vous êtes aussi un moine bouddhiste ? “. ” Monsieur est perspicace lui répondit le vendeur de corde tout en enclanchant le premiere. ” Alors le programme pour aujourd’hui , c ‘est simple : nous devons rouler vers le Sud. Nous nous arreterons ce soir pour dormir du coté de Blois.

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Ca vous va ? “. Le fourgon ammenégé du vendeur de cordes semblait ne pas avoir d’âge. Il était en bon état mais avait semble t’il déjà beaucoup de Km au compteur. Une musique douce new age envahissait traqnquillement le véhicule. Sébastien se surpris à se sentir plutot détendu. Il n’avait sur le moment plus du tout envie de se suicider. Il regardait le paysage défiler et se laissait bercer par la musique.

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Dimanche matin 9 heure temps calme

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Au bout de deux heures de trajet, le vendeur de corde arréta son véhicule sur une aire faite pour les véhicules. ” Pause si vous le voulez bien. On va se prendre un petit café si vous le souhaitez. ” Joignant la parole il se dirigea vers l’arrière du fourgon et s’affaira à mettre en route une cafetiere éléctrique. Une bonne odeur de café envahit bientot tout le forguon. Le vendeur de corde entrouvrir la portiere glissante. L’air frais du matin vint renouvelr l’air actuel. ” Je vous ai promis de vous apprendre à devenir Zen alors nous allons faire notre premiere petite lecon. Venez avec moi. Le camping car etait garé sur une aire ou figuré des tables et banc en bois. Le vendeur de carde s’assit d’un cote de la table et m’invita à m’asseoir en face de lui. Il m’invita à joindre mes deux mains, comme pour faire une priere

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et me demanda de fermer les yeux. ” 2coutez mas voix”. écoutez les sons autour de vous” On entendait le passage de quelque voiture et le son parfois des oiseaus. Il y avait aussi le son du vent dans les arbres. Il faut bien l’avouer sébastien n’était pas particulierement detendu. Le vendeur de corde lui demanda ce qu il ressentait. Sébastion lui fit savoir combien il etait tendu et stressé. Le ventre balloné. La gorge nouée. Que meme le fait de s’arrter ainsi emplifiait encore d’avantage son mal etre…” bien, trsè bien , voilà votre point de départ…Essayez quelques instants d’etre observateir de ce mal etre et des pensées qui vont avec “. L’exercice était difficile. Il n’avait pas l’habitude de s’introspecter ainsi. Il crut cependant réussir, quelques instants à se sentir observateur de son mal être. Le vendeur de corde lui demanda ” alors on va faire le premier exercice pour que vous vou srendiez compte que vous pouvez influencer votre façon de penser vers le bien etre… Faites moi confiance, ca va marcher “. Sébastien se demandait par quel miracle cela allait etre possible. Ce vendeur avait t’il des pouvoirs surnaturels “. “Pensez à quelqu’un que vous n’appréciez pas particulièrement en ce moment ” Immédiatement Sébastien pensa à ce directeur, autrefois ami, qui avait engagé des poursuites contre lui. Il le trouvait ingrat , gros et aurait

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dénonce n’importe qui pendant la guerre. ” ” Ca y est vous avez quelqu”un ? ” demanda le vendeur de corde. ” Comme on vient de faire, essayez d’etre observateur du mal être que celà vous fait de penser à lui “. Sebastion vu qu’il avait de la haine contre ce type. Un sentiment assez désagrébales. Le vendeur de corde lui dit ” prenez conscience que ces sentiments sont en vous. C’est vous qui souffrez et ce monsieur n’en sait rien ” Vos sentiments sont donc totalement négatif sur votre santé et ne servent meme pas à vous venger… “. Nous allons donc les chnager. Attention concentrez vous : spouhaitez sincerement du bien à cet homme” Imaginez le petit, souhaitez lui d’avoir du bonheur à avoir une vraie relation sympathique avec vous “. Souhaitez lui d’eztre vraiment heureux”. Sebastien au début a eu beuacoup de mal à etre dans cet etat d ‘esprit mais il réussit quelques instants. Ces quelques instants furent un sentiment de paix et de joie”.

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Dimanche soir 22 h 30. Nuit d’orage.

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Cher Journal,

Je suis parti avec ce vendeur de corde rencontré la veille pour lequel j’ai modifié mes plans. La journée s’est bien passée. Ma meilleure journée depuis des mois. Il est venu me chercher dans son fourgon aménagé. Je n’ai pas fait de crises d’angoisse. J’étais juste trés tendu. Je ne suis pas très motivé et je n’ai pas beaucoup d’envie, mais ce personnage est curieux. Méfions-nous des apparences mais il a la chance de sembler Zen. Peut-être a t’il un systéme nerveux plus solide que le mien ? Il transporte un tas ‘outillage. IL n’a pas voulu me dire à qui s’était destiné mais je pense que c est pour un paysan. Il m’a fait essayer la méditation. J’ai réussi l espace de quelques instants à générer un sentiment positif en moi. Le moine m ‘a dit que c ‘était la preuve que j’avais en moi la possibilité de changer ma facon d’etre et dond de ressentuir du bien; je suis encore tres sepctique…Et de toutes facons en fin de semaine je serai à nouveau face à moi meme. On est seul seul dans la vie…Suis encore perdu… Je vais prendre mes cachest pour dormir , on en reparlera demain… Est-ce quie je suis intelligent ??? That is teh question.. Mais ca veut dire quoi etre intelligent ?